L'indexation des pages web : le nouveau casse-tête des référenceurs

Comme chaque année depuis Panda et Pingouin, Google a multiplié en 2021 les annonces supposées marquées la suprématie du moteur vis-à-vis des référenceurs, sans que ceux-ci n'aient réellement à s'inquiéter de la plupart de ces effets d'annonce. A l'exception toutefois d'un problème qui était redouté, celui de l'indexation, et pour lequel Google a mis ses menaces à exécution.

Un nombre croissant de pages ne sont plus indexées par Google

Alors qu'il s'agissait historiquement d'une force qui le différenciait de ses concurrents, Google n'indexe plus aussi vite les nouveaux contenus, voire dans certains cas ne les indexe plus du tout. Pour le référenceur qui dépend uniquement des positions obtenues dans Google, une page non indexée est l'une des pires choses qui puisse arriver. Elle possède généralement un coût de production, et sa rentabilité dépend directement du trafic en provenance de Google. Sans indexation, pas de trafic, et donc pas de revenus.

Les explications fumeuses de Google

Par la voix de son porte-parole John Mueller, Google explique que le moteur n'a pas vocation à indexer tous les contenus du web, et qu'il est en mesure de ne sélectionner que ceux qui répondent à des critères minimaux de qualité, sans bien sûr expliquer comment la qualité était définie dans ses algorithmes. Nombre de référenceurs affectés par cette indexation partielle ont tenté de trouver des parades à ce bloquage affectant certaines pages, mais aucune solution ne semble fonctionner. Rares sont ceux qui croient à l'argument de qualité, notion aux contours difficiles à déterminer, d'autant que cela ne correspond pas avec les observations empiriques. S'il est souvent encore facile d'indexer en quelques minutes des centaines de pages sans contenu intelligible avec des logiciels automatisés de black hat, certains textes répondant précisément à l'intérêt de recherche peuvent rester plusieurs mois sans être indexés. La raison est évidente : le côut. Indexer l'ensemble des contenus du web requiert des moyens matériels considérables. En indexant qu'une partie de ces contenus, les coûts sont automatiquement réduits et la perte de pertinence presque insignifiante.

Isindexed.com à la rescousse des référenceurs

Lancé en 2021, l'outil de Stéphane Madaleno IsIndexed.com ne pouvait pas venir à meilleur moment. Référenceurs ajoutant des contenus pour leurs clients, vendeurs d'articles sponsorisés ou plateformes de netlinking ont besoin de s'assurer que Google a bien pris en compte les liens créés, ce qui n'est désormais plus automatique.

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Bâti sur une formule freemium avec des crédits gratuits pour tester l'outil et des abonnements à petit prix pour inciter à utiliser le service sans compter, Isindexed permet de tester des url et de confirmer ou non leur indexation. L'économie de temps est conséquente pour les éditeurs de sites habitués à tester site: dans Google, d'autant que les scripts classiques sont bloqués par Google dès quelques dizaines de requêtes. L'outil fonctionne également pour Bing et Yandex. Il est toutefois à noter qu'Isindexed ne fait qu'informer sur l'indexation d'une page nou non, mais n'accélère pas la prise en compte de celle-ci.